Un monde imaginaire "ant's view" - texte et image

Que tu sois écrivain, dessinateur ou graphiste à tes heures perdues, cet endroit est là pour que tu puisses nous montrer ton talent !
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antmdh
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Message par antmdh » 19 oct. 2013, 07:17

Bon ben bonjour

Alors voila, j'ai réalisé quelques textes et surtout une longue description d'un monde imaginaire où les êtres humains ont la capacité de réduire leur taille à 1 cm et partent s'installer dans un vivarium où ils peuvent exploiter des mutants (mi-insect, mi humain).

J'ai écris deux nouvelles qui se passe dans ce monde, mais écrit une sorte de guide de voyage qui présente la société, son histoire,etc...

Et je serais vraiment super intéressé d'avoir des réactions sur ce monde

Pour vous donner envie, voici quelques images d'entrée de jeu


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Pour ceux que cela intéresse, il y a d'autres photos par ici
http://goo.gl/uJpHGR


- Pour voir le guide en pdf c'est par ici

- La première nouvelle parle d'une relation entre mutant et humains


Alpha : Amour interdit


Le village semble désert. Jonas marche d’un pas hésitant, parmi les immenses tas de terres éclairé par la lumière artificielle venant du ciel.

- Mais ou est il ? Tout ces trucs se ressemblent, soupira t il.

Soudain, une ombre apparu au loin. Jonas reconnu la silhouette d’un mutant sortant de l’une des mottes de terres..
- Stop ! Arrêtes toi !
Le mutant se retourne, jette un coup d’œil rapide dans la direction de Jonas et commence à courir.
Sans hésiter, Jonas sort son arme et tire dans la direction de l’être cuivré.
La balle vient ricocher sur le sol à quelques centimètres des pieds du mutant. Celui-ci s'arrête sur le coup.
Jonas le rejoint et le frappe à la tête.
- Tu comprend pas ce que cela veut dire stop ! Stop crétin !
Il le frappe à nouveau
- Je cherche un humain, blanc. Il doit être ce village. Humain ! Tu comprend ? Ou est il ? Mais répond !
Le mutant reste de marbre. Les coups sur sa carapace de chitine ne semble lui faire aucun effet.
Jonas reprend son arme et la met contre le ventre du mutant tout en continuant à lui hurler dessus
- Humain ! Blanc ! Dis moi ! Ou est il ?
Le mutant réagit alors brusquement et tente de se détourner pour fuir. La détonation claqua dans l’air sec.
Alors que le mutant gît à même le sol, une ombre humaine l'interpelle depuis le sommet d'un des murs bleu pétrole qui délimitent l’enceinte du village.
« Je peux vous aider monsieur ? »
Jonas se retourne et tente un peu de se calmer tandis que l’homme se dirige rapidement vers lui. Alors qu’il s’approche, Jonas reconnaît l’uniforme des gardiens du village mutant.
Le grand homme noir lui demande si tout va bien et Jonas répond calmement
« Oui ! Désolé ! Je cherche mon frère. Il est venu se perdre dans le coin. Vous ne l’auriez pas vu. »
Le gardien le regarde avec circonscription. Il vient d’arriver sur Alpha la terre promise. Mais au lieu des richesses attendues, il n’a trouvé que ce travail de garde-chiourme mal payé. Il méprise ces fils de propriétaires terrien à la vie si facile . Toutefois, en bon professionnel, il ne laisse rien transparaître de ses sentiments et répond
- Ouai ! On m’a signalé la venue d’un homme dans le camp en fin de journée. Il se trouve au 27. Il pointe son pouce vers la gauche. Un peu plus loin dans cette direction.

- Merci ! Jonas allait partir quand il se retourne et touche avec son pied le cadavre du mutant, le corps défoncé par l’impact et gisant à même le sol dans une flaque de chitine..” Euh désolé pour ça en fait ! Vous voulez que je nettoie ? “
Surpris par l’attitude responsable de ce jeune, le policier ne peut s'empêcher de sourire.
- Non ! Ne vous inquiétez pas ! Demain ils s’en seront occupé.
- Merci

Jonas part directement dans la direction indiqué. “Finalement ces nouveaux immigrés sont pas tous des fainéants” se dit il.
Arrivé devant la motte de terre 27. Jonas sort une grosse lampe de poche en aluminium. L’appareil n’est pas encore au point car il continue à envoyer des légères décharges électriques dans la main de Jonas. « Fichu technologie infra » se dit il.
Devant lui s’élève un tas de terre de plusieurs mètres de haut, percé de plusieurs orifices et conduisant à des galerie souterraines, le lieu traditionnel de vie des mutants.
Sans hésiter Jonas grimpe sur le monticule et rentre dans la galerie la plus proche. L’obscurité se fait total, seul sa lampe de poche lui permet de se frayer un chemin sans risque. Au bout de quelques mètres, il entend des couinement et se rend alors compte qu’il marche sur des corps de mutants entrain de dormir.
Il avance encore un peu et aperçoit de la lumière perçant l’obscurité des galeries, il s'y dirige rapidement et trouve une petite salle éclairé. Il passe la tête par l'ouverture et découvre son frère, couché à même le sol et blottit dans les bras d’un de ces être cuivré.

Jonas rentre dans la salle, creusé dans la terre. Elle est petite et il doit se plier pour franchir l’entrée. Il observe la grosse ampoule qui brille dans le coin d’une pièce, des restes de nourriture se trouve à même le sol à coté de la misérable paillasse sur laquelle son frère et la mutante reposent. Jonas reconnaît une mutante de l’espèce perfeceregynoïde- Hymenandroids, l’une des espèces les plus ressemblantes aux être humains. Une squelette interne, une peau satiné et des formes glabres proches de celle de l’humain les différencies fortement des autres espèces mutantes avec une carapaces en chitine, des yeux globuleux et un corps animal. L’espèce de prédilection qu’on utilise dans les nurseries ou les bordels car mise à part son absence de cheveux et sa couleur de peau cuivré, on pourrait presque croire qu’il s’agit d’humain.


- Lèves toi ! dit il en frappant son frère.
Gaëtan ouvrit les yeux d’un coup.
- Hein, quoi ! Ah Jonas c’est toi ! Mais qu’est ce que tu fais ici ?
- Imbécile.
- Quoi. Qu’est qu’il y a ?
- Je suis venu te chercher.
- Attend quoi, une minute.
Il se relève et titube vers un coin de la pièce où il se met à siroter une immense goutte d’eau brune, qui repose sur une feuille.
- Viens. Je te ramène à la maison. Tu va finir par être malade.
-....
- Et puis cesse de boire cette mixture, on ne sait même pas ce que ces putains de mutants ont mis dedans.
- Tu devrais essayer, c’est bon.
Jonas commence à élever le ton de la voix.
- C’est ça. Allez viens maintenant !
- Baisse le ton s’il te plaît. Tu va réveiller Knurt.
Jonas se retourne et regarde avec mépris la mutante posé à même le sol et qui les regardes avec ses yeux sans expression.
- Non mais tu te moques de moi là. continua Jonas.
Gaëtan se retourna et pris une position de défis tout en disant à son grand frère. « Écoute je l’aime. Je sais que tu ne le comprendra pas mais je l’aime ».

Jonas vit que son frère avait besoin d’un électrochoc.
- Tu crois que tu l’aimes comme j’aime ma femme c’est ça ! Sans attendre la réponse de Gaëtan, il se dirige vers la mutante, la prend par le bras et sortit de la pièce. Gaëtan voulu s’interposer mais Jonas le rejeta au sol sans ménagement. Il tenta de se relever pour le suivre mais l’alcool frelaté l’en empêcha.
Jonas revient au bout de quelques instants.
- Tu dis que tu aimes ta mutante, Knurt c’est ça. Hein !
- Oui ! Et elle m’a présenté aux siens. Ils m’ont accepté.
- Bien sûr. Et bien si tu l’aimes, retrouves là.
Et il poussa dans la pièce trois prefercere, ces mutantes de la même race que Knurt, auquel il avait enlevé les quelques chiffons dont elles se couvraient. Jonas sait bien que ces animaux ayant une seule reine pondeuse par communauté ont le même patrimoine génétique et sont donc parfaitement identique.

Gaëtan se lève, trébuche et se dirige vers les trois êtres. Il regarde un instant, puis attend.
- Knurt répond moi.
- « La première qui parle, elle meurt » fit Jonas en sortant son arme de manière ostensible.
Jonas repasse devant le visage de chacune d’elle mais plus il les observe, plus il commence à les confondre.
- C’est elle ! Non elle ! Non en fait elle n’est pas là. Euh si c’est elle. Oh, je...je ne sais pas.
Après quelques instant, il se laisse tomber sur le sol.

- Tu vois Gaëtan, dis Jonas d'une voie calme. Ce ne sont pas de humains mais des animaux. Identiques par millions.
- Espèce de salaud.
Gaëtan prend une pierre qui se trouve dans le coin d’une salle et la jette sur son frère et puis il s’assied à même le sol, la tête dans les mains.

Jonas l’emmène alors jusqu’à la sortie du camp.

Tandis qu’ils sont en route en direction de la ferme familiale. Gaëtan resté silencieux, demande soudain.
- Dis moi Jonas. Knurt c’était laquelle ?
Jonas poussa un soupir et répondit « les trois Gaëtan, les trois... »






- La deuxième nouvelle parle



Alpha : Différents culturels


Les portes s’ouvrent et le soleil envahit toute la pièce.
« Ça y est ! On y est », se dit Tom, tandis qu'il franchit la porte et colle son regard vers la grande baie vitrée qui accueil les visiteurs.
« Puuut ‘ dsamr »

Le panorama embrasse toute la plaine de Philippeville et impressionne les visiteurs qui s’y arrêtent subjugués. Les différents dômes, qui recouvrent la ville, émergent parmi l’immense végétation, composés d’épis et d’herbe. Une masse végétale verte et jaune, remplie de vie, dans laquelle, la ville semble se noyer.
A leurs pieds, une partie du quartier résidentiel de Philippeville s’étend. Tom s’avance près de la surface arrondie de la vitre. Il observe qu’une centaine de mètres en dessous de lui, se trouve une maison résidentiel avec un toit ouvert et une piscine intérieur. Une jeune fille y nage calmement, nue lui semble t il.
- Mmmm. Pétasse !
Perdu dans sa contemplation, le jeune homme de 15 ans est soudain retiré vers l’arrière.
- On ne se colle pas aux vitres jeune homme.
- hein, quoi ! Keskia ?

Tom se retourne et observe un homme et une femme en uniforme de policier qui lui font face.
- On peut vous aider ?
- Euh non ! non ! Ça va ! répond il en s’éloignant rapidement.
- Bienvenue sur Alpha! lui lance gaiement la femme, tandis qu’il s’éloigne.
Tom se retourne et voit avec surprise que la femme continue à le regarder avec un grand sourire.
« J’espère que vous vous amuserez chez nous »: continua t elle
- Ffff kesta grognasse ? fit il en se retournant , et se dirigeant parmi les couloirs « sont strange ici ! »

C’est la première visite de Tom sur Alpha, la nouvelle colonie humaine. Il n’est d’ailleurs par le seul puisque cette année, des centaines de milliers de touristes font le voyage pour la première fois. En effet, la minotrice, la machine qui assure le transport entre Alpha et le monde extérieur, a réduit drastiquement ses prix et a permis à son père de lui offrir le voyage.

Mais Tom n'avait pas vraiment envie de venir sur Alpha. Pour lui, ce voyage n’est qu’une excuse de son père qui voulait l’éloigner de ses amis. Il lui a laissé le choix.
- Soit tu te rends chez ton oncle, soit tu m’accompagnes avec Caroline en Floride
- Nan pas Caro, elle me hate....
- Ne dis pas cela. Ce n’est pas vrai! Tu le sais bien.

Son père lui avait encore fait un long laïus sur la chance qu’il avait de découvrir Alpha et que son frère, dirigeant d'une micro-exploitation, serait ravi de l’accueillir. Il allait rencontrer d’autres jeunes et pratiqueraient des activités saines. Mais dans les faits, Tom avait bien compris qu’il n’avait pas vraiment d’autres choix.

Il arrive dans le hall d’accueil où une foule de gens attendent les passagers qui débarquent au compte goutte. Il secoue légèrement son bras et marmonne à proximité de son bracelet “geolocalise Andrei Khalil”. Mais l’appareil reste muet au lieu d’entendre le bip habituel de confirmation. Surpris Tom recommence l’opération mais l’appareil reste inerte.

- Mais t’ain il est destroy. Pfff. Quel shit.

Perdu, et bousculé par d’autres passagers qui s’avancent, il entend son nom crié depuis la foule.
- Tom ici.
Un grand barbu lui sourit. C'est son oncle qu’il rencontre pour la première fois.

- Enchanté de te rencontrer Tom, lui dit-il en lui serrant la main. Tu as fait bon voyage ? La transformation ne t’a pas trop perturbé.
- Nan, pff, c’est zyva skull.
- Pardon ! Je ne te comprends pas. Tu as du mal à parler ?
- Mf non. C’est skool.
- Hein quoi ! Que dis tu ? Puis le tirant par le bras. Infirmier ! Mon neveu semble mal supporter le voyage. Il a du mal à parler.
- Hein ! Mais non !  Ça va oncle Andrei.
Celui-ci se retourne et se réjouit : « Ah tu vas bien ? tu m’as fait peur ! J’ai cru que tu ne savais plus t’exprimer correctement ! »
- Mais non. C’est comme cela qu’on parle en Europe.
- Ah bon ! Et bien, il faudra t’adapter sinon personne ne va te comprendre. Suis moi, ma voiture est par là. Tu m’as fait peur tu sais

Tandis qu’il traverse le hall pour récupérer ses affaires, Tom observe une série de petites guérites, devant lesquels les gens font la file.
-  Andrei, c’est quoi ça ?
- Quoi ça ? Ben...des cabines téléphoniques ! Pourquoi ?
- Mais pourquoi ils ont pas des téléphones portables.
- Et bien parce que c’est trop lourd tiens !
- Mais....

Tom jette un coup d’œil sceptique vers son oncle et puis encore vers les cabines. « Pfff, j’y suis où la ?  Au middle age ! »

Arrivée à la voiture, une grosse camionnette, Tom monte sur la banquette toute rigide qu’un tissu grossier et épais recouvre. La voiture est rapide mais la portière ferme mal et un courant d’air gênant s’introduit dans l’habitacle.
- yo’drei.... Non Andrei. J’ai mon Globalcom qui est en panne, on pourrait pas aller le faire réparer car je voudrais tweeter à mes friends que je suis  là.
- La tu parles français mais j’ai rien compris, dit il sur un ton moqueur.
Tom lui montre son bracelet de communication.
- C’est joli, c’est quoi ?
- Ben mon Globalcom, il marchait avant que j’aille dans la minotrice.
- Ah! Ben je suis désolé mais il est en panne. Tu aurais du le laisser chez toi. On ne t’avais pas dit que la nouvelle technologie ne fonctionnait pas sur Alpha ?
- Hein quoi. Mais comment je netspaek avec mes friends ?
Andrei le regarde un instant d’un air désolé.
- Il y a bien le téléphone mais c’est assez cher pour les communications extérieurs. Tu peux leur écrire des cartes si tu veux.
- Zo ça, je vais giver 538 coups de téléphone.
- Tu as 538 amis, lui dit surpris Tom.
- Rhaa. Laisse tomber, dit il en continuant d’appuyer sans conviction sur son Globalcom

Tout à coup, la lumière extérieure change faiblement mais subitement. Tom se rend compte que la voiture, après avoir parcouru une autoroute sous le dôme, circule maintenant à l’air libre.

- Et on fait quoi là, on va où ?
- Et bien on va chez moi, retrouver Irène et les autres.
La voiture roule maintenant seule sur une route en macadam de couleur 'blanc plastique' qui coupe la jungle de manière rectiligne. A environ 50 mètres de part et d’autre de la route, s’élève d’immenses brins d’herbes montant jusqu’au ciel et dont le nombre bouche la vue de la jungle au-delà de quelques mètres. Tom voit aussi des fleurs aussi immenses que des immeubles dont les pétales jaunes vif tranchent sur le vert et dont certaines penchent dangereusement au dessus de la route, tandis que d’autres, fièrement, se balancent sous le vent.
Tom est subjugué par le spectacle. Tout à coup, en observant ce monde démesuré, il prend conscience qu'il mesure maintenant un centimètre. Soudain, il entend un immense bruit, identique aux pales d’un hélicoptère. Il se retourne et  découvre horrifié un immense bourdon, la tête plongée dans le pistil d’une fleur, les pattes arrières s’agitant comme celles d'un ours dans un pot de miel. L’insecte sort soudain la tête, se dégage et vient voler à proximité de la voiture. Tom observe distinctement l’immense corps poilu s’approcher, la tête couverte de restes de pollen et les mandibules claquant rapidement. Tom se vit découper dix fois tandis qu’ Andrei continue à conduire calmement.
- Andrei. Zy secours ! Mais puut. Belek quoi ! On va se faire bouffer !
- Ne t’inquiètes pas Tom, elle nous fera rien.

Tom regarde l’immense insecte, aussi grand qu’un camion, voler près d’eux et puis s’éloigner aussi rapidement qu’il était venu.

- Mais...euh...Comment ! Putain, mais c'est ultra dangereux ! Je croyais que...que vous viviez sous cloche.  Mais t’es bours ou quoi ?

Andrei le regarde avec un sourire et lui explique que les dômes ne couvrent que les grandes agglomérations. Lui, comme la plus part des colons, vit dans les territoires à proximité des villes, où les mutants sont très présents. Ces derniers nettoient la jungle de toutes les bêtes tant soit peu dangereuse.
- C’est seulement la nuit qu’on doit faire attention, rajoute-il,  car la lumière attire quasiment tout ce qui vit ici.
Son regard se fit un tout petit peu plus dur.
- Je n’aurais jamais accueilli le fils de mon frère, si il y avait le moindre risque tu sais...
Tom se rendit compte que depuis son arrivée, il n’avait fait que se plaindre. Il tente alors de se rattraper.
- Et à quoi elle ressemble ton exploitation.
- Tu vas voir, on arrive, là.

La voiture prend une route secondaire et avance à vitesse réduite. La végétation est alors beaucoup plus proche de la route et une forêt de jeunes pousses les entourent. Les plantes sont complètement lisses et les feuilles, qui poussent toute à la même hauteur, donnent l’illusion d’un plafond fissuré que des rais de lumière traversent avec difficulté. Dans cette semi obscurité, Tom observe plusieurs ombres qui circulent entre les tiges

- euh...Andrei. Il y a alcosa la-bas euh... il y a des trucs j'veux dire.
- C’est des mutants. On est près du village.
- Tom voulut sortir son Globalcom pour prendre une photo de ces êtres cuivrés qui se rapprochaient de la route, mais il se ravisa ensuite, vu l'état de l'appareil.
Au bout de quelques minutes, la voiture sort de la végétation et arrive sur une place en macadam blanc qui s’étend devant une immense maison qui doit compter plusieurs dizaines de pièces.
Toute la communauté d’Andrei est là pour les accueillir. Tom reconnaît sa tante Irène, ses cousin Gaëtan et Jonas ainsi qu’une quinzaine d’autres personnes.

Andrei, présente fièrement son neveu à toute sa famille. Embrassades, questions, enlacements. Tom est un peu perdu. Il n'a ni l'habitude de susciter autant d'intérêt, ni celle de la proximité des Alphiens.

La maison est habité par trois familles, Andrei Khalil, sa femme et ses deux enfants, la famille Muñoz et les Betaketal. C’est ensemble qu’ils gèrent l’exploitation grâce à la main d’œuvre mutante.

« C’est l’autorité qui organise le regroupement de plusieurs familles par ferme. Chacune à son lieu de vie mais la ferme est exploitée en commun », lui explique Xavier Betaketal, le plus âgé du groupe durant la soirée. « On assure une sécurité dans la zone en maintenant les villages mutants et on vend aux sociétés pharmaceutiques ce qui est cultivé ici ».
Au bout de quelques heures, après s’être entendu raconter plusieurs fois le fonctionnement de l'exploitation et avoir goûté à tous les mets présent, Tom finit par ne plus être au centre de toute l’attention des adultes.
C’est alors Jonas, de 3 ans son aîné, qui le prend sous le bras.
- Alors cousin ! Ça va ? Content de te voir. J’espère que tu va t’amuser avec nous ? Alors comment tu trouves ? C’est très différent du monde extérieur ?
- Ça oui ! On a pas d’insecte géant nous.
- T'inquiète, c'est pas si dangereux. Tu connais Filiz au fait ?  Dit il en enroulant sa main autour de la taille d’une jeune fille de 16 ans au longs cheveux noirs.
- Salut Tom, fit elle en s’accrochant à son tour à Jonas, sois le bienvenu chez nous.
L’attitude chaude et le regard profond de Filiz dénotent fortement avec son apparence froide et rêche. Il fut subjugé par cette rencontre, tandis que Jonas tentait de lui présenter les autres adolescents de la maison.
Tom passa ainsi la seconde partie de la soirée, entouré des jeunes de ces trois familles, accompagnés de quelques jeunes voisins venus pour l’occasion. Ils discutèrent une bonne partie de la nuit. Tom commençait à être épuisé de devoir parler le plus correctement possible pour être compris.
Malgré l’accueil, il reste cependant gêné par cette proximité physique que les Alphiens affichent sans honte.
Il demande tout à coup à Géorgia, 14 ans : « Dis ils sont ensemble Filiz et Jonas ? ».
- Pas vraiment. Pourquoi ?
- Euh !  Non pour rien.

Tandis qu’il se dirige vers la chambre qu’on lui a préparé, Filiz et Jonas le rejoignent d’un coup. Elle le prend par l’épaule.
- Tu vas te coucher ?
- Rha yo ! Je suis nazocool ! ....Euh oui ! Je suis naze.

Jonas regarde Filiz du coin de l’oeil.
- On voulait te faire un cadeau de bienvenue dirent ils.
- Ah !
Arrivée devant la chambre, Jonas s’éclipse : « Je vous laisse ».
Filiz entre dans la chambre de Tom, ferme la porte et commence à se déshabiller.
- Tu....Tu fais quoi ?
- Idiot ! Ben je me déshabille.
- Mais....mais, fit Tom complètement ébahis.

Elle monta sur le lit, habillée uniquement de sa culotte en coton et se mit à sauter sur le matelas. Ses petits seins se mirent à rebondir. « Alors tu viens ? dit elle en rigolant, je sais pas toi mais moi, j’ai pas encore envie de dormir ! »
- Mais arrête, je ne … fit-il en tentant de se cacher les yeux. Rhabille toi ! Son ton devient de plus en plus nerveux.
- Mais allez ! Viens, fit elle d’une voie qu’elle essaye de rendre langoureuse.
- Zo puut. C’est kwa ct'e bordel. C’est la partouze générale ou quoi ! commenca t il a crier.
Filiz se mit également à hausser le ton. Non ! Mais ça va pas ? Qu’est ce qui te prend ? tu préfères les mecs ou quoi ? Tu veux que j’appelle Jonas ?

Tom, rouge comme une tomate, se mit à parcourir la pièce nerveusement: « Bon ok. Tu prends tes vêtements, il les lui jette sur le lit, et tu te casses ! Je... »

Jonas rentra dans la pièce.
- Qu’est ce qui se passe ?

- Mais je sais pas ? Dis Filiz. Je lui propose de faire boum-boum et il s’énerve.
Ah ces mots, Tom se mit à rire nerveusement, ne sachant plus s'arrêter. Les deux jeunes Alphiens le regardent avec incompréhension. Au bord de la suffocation, il cracha : « Je....je sais pas... ce que vous faites ici, ....si c’est le bordel mais.... T’es vraiment qu’une salope, une pute. »

Un silence glacial tomba dans la pièce pendant quelques instant. La porte s'ouvre et Andrei rentre dans la pièce.

« Filiz, Jonas, laissez nous ! » dit il.
Les deux jeunes sortent en silence, après que Filiz se soit rhabillée et claque la porte sans un mot.

Andrei regarde Tom fixement.
- Je...
- Silence. Filiz n’est ni une pute, ni une salope. Tu va t’excuser ou je te ramène chez toi. C'est clair ?
- Mais...
- Tu dois savoir certaine choses. Ici chacun est maître de son corps et à le droit d’en faire ce qui lui plaît. Tout ce qui compte c'est le respect mutuel.
- Je...
- Tu es libre de faire ce qui te plaît ou pas. Tu peux refuser tout simplement. Personne ne te jugera et donc ne juges pas les autres non plus.
- Mais agir comme cela, c’est ce que font les putes et les pornstars.
Andrei lui retourna une claque.
- Tu as de la chance de ne pas être mon fils. Tu crois vraiment qu’une femme qui aime le sexe est une pute et une salope et un homme qui aime cela est un vrai mec. Pour qui te prends tu ? En quoi penses-tu que tu vaus plus que Filiz ?
Il se tut quelques instants.
- Tu vas rester dans cette pièce demain toute la journée pour y réfléchir. Nous attendrons tes excuses pour demain soir.
Andrei se retourna et sortit de la pièce. Avant de fermer la porte, il rajouta. « J’ai quitté le monde extérieur, entre autres, à cause de gens qui pensaient comme toi. J’espère vraiment que tu vas prendre conscience de ce que tu as dit. »

Tom se coucha sur son lit, se sentant complètement perdu, tandis le soleil commençait à poindre à l’horizon.




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sanlorocha
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Message par sanlorocha » 19 oct. 2013, 10:42

Tu as sans doute trop regardé Chérie j'ai rétréci les gosses :lol:
Je plaisante hein ! Ne le prends pas mal ;)

Et puis tant qu'à faire, les humains devraient avoir cette taille, comme ça ils auraient un impact négatif plus faible sur l'environnement :/
Là encore je plaisante mais il faut être un peu critique de temps en temps :twisted:  
antmdh
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Message par antmdh » 19 oct. 2013, 12:40

Ben j'avoue que le film est à la base de la reflexion. Mais j'ai voulu aller plus loin. Ok cette machine pour reduire les êtres humains existerait vraiment. Quel en serait les conséquences ( a part tenter de perdre ses gosses dans son jardin).
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sanlorocha
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Message par sanlorocha » 19 oct. 2013, 14:03

On peut imaginer une foule de trucs...
Ce pourrait être un outil très puissant ! Les gens pourraient s'en servir dans le but de recherches ou pour créer des mini-espions. On peut même imaginer un tueur utiliser cette machine pour rétrécir sa victime avant de l'écraser sous sa chaussure. Faire disparaitre le corps serait ainsi beaucoup plus aisé...

Dans un scénario-catastrophe, le grand méchant de l'histoire pourrait bricoler cette machine pour rétrécir tous les peuples dans l'objectif de devenir le maitre du monde. Malheureusement, la maitrise de l’installation lui échapperait et c'est la Terre entière qui serait devenue aussi petite qu'un grain de sable. Ayant perdu toute sa force gravitationnelle, la mini-Terre se ferait aspirer par le soleil, marquant la fin de l'humanité. :affraid:  

Cet engin ne serait pas à placer entre de mauvaises mains donc :lol:
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Justdream
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Message par Justdream » 19 oct. 2013, 14:23

sanlorocha a écrit :On peut même imaginer un tueur utiliser cette machine pour rétrécir sa victime avant de l'écraser sous sa chaussure. Faire disparaitre le corps serait ainsi beaucoup plus aisé...
Comme c'est machiavélique ! hahaha
antmdh
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Message par antmdh » 19 oct. 2013, 14:40

Moi ce que j'aime bien imaginer c'est l'aspect de l'aventure. Tu te balades dans un jardin qui est en fait une jungle ultra profonde, remplis d'animaux sauvages très bien connus mais pas moins dangereux
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sanlorocha
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Message par sanlorocha » 19 oct. 2013, 16:23

@Justdream : Oui je trouve aussi :twisted:  ; Quelle idée atroce ! hahaha

Sinon c'est vrai que se retrouver miniature doit amener à vivre de drôles d’aventures ! On doit avoir l’impression d'être dans le film Jurassic park. Le moindre petit lézard se retrouve alors aussi gros qu'un dinosaure.
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