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Saked
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Message par Saked » 08 avr. 2013, 19:30

Allez, je me lance aussi en me disant que ça peut peut-être vous intéressez. Ne vous attendez pas à du grand art hein, j'écris ce qui me passe par la tête avant tout.

Le premier texte fait 7 pages Word par contre ^^"

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« Court, ne t’arrête pas et ne te retourne jamais sous peine de retrouver les Enfers bien plus tôt que prévu. Court et oublie le passé, oublie tout ce que tu as connu ici dans la mort et vit à présent ! »



Ces mots résonnent dans ma tête au réveil, enfin lorsque j’ouvre les yeux afin de punir cet objet diabolique qui sonne sans cesse depuis presque dix minutes maintenant. Ma main la plus proche tente d’attraper ce qui m’est un supplice et je n’arrive qu’à augmenter le volume, me faisant ainsi soupirer. Qu’avais-je à le mettre à 5h du matin ? Je préfère ne pas y penser, pas tout de suite en tout cas étant donné que si je n’éteins pas mon radioréveil il réveillera toute la maisonnée. Ce que je n’ai pas envie. Une fois que ce fut fait, j’attrape nonchalamment un carnet se trouvant à mes côtés et l’ouvre à une page vierge où j’inscris à l’aide d’un stylo bille ce dont j’ai rêvé.

- Maintenant trouver pourquoi je voulais me réveiller si tôt… Bon sang je manque de sommeil !

Oui, étant une marmotte dans l’âme je me réveille plus vers les dix ou onze heures plutôt que maintenant. J’ouvre l’une de mes tentures pour observer l’extérieur, vide de vie humaine et pourtant emplie de charmes. La nature semble magique avec ce lever du soleil… Lever du soleil ? Oh merde !

- Zut de flûte ! C’était la cérémonie de Pan aujourd’hui !

M’habillant en vitesse et attrapant mes affaires, je me mis à courir pour pouvoir manger et arriver à l’heure. Qu’est-ce qu’il m’a prit d’oublier ça ?! Cette cérémonie est importante pour les membres du cercle dont je fais partie et n’a lieu qu’une fois par an, à l’arrivée du printemps c’est-à-dire le 21 mars. En soi, c’est une journée spéciale pour les arts qui servent à faire partir l’esprit de l’hiver tout en étant en symbiose avec la nature. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous devons nous réveiller si tôt que ce soit un jour de cours ou non.

Mes baskets crissent lors d’un dérapage contrôlé, ma respiration est saccadée, ma tartine à la confiture de fraise à du mal à survivre bloquée dans ma bouche par un simple bout et bien entendu l’un des voisins me hurle dessus parce que je ne l’ai pas salué. Pas le temps, désolée ! Ma course arrive à son terme dès que j’arrive dans le parc où j’aperçois la majorité des gens du groupe. Il en manque d’autres, heureusement pour moi je ne suis pas la dernière.

- Raven t’es en retard de dix minutes !
- Désolée Kyle, une panne d’oreiller.

C’est en partie vrai… Kyle Green est un jeune homme de dix-neuf ans, à la tignasse blanche comme la neige et aux yeux rouges. Oui, il est albinos et porte une tonne de crème solaire et de protection en ce moment même pour éviter de devenir une écrevisse vivante quand le soleil arrivera assez haut dans le ciel. Il est assez grand comparé à moi étant donné qu’il mesure un bon mètre quatre-vingt. Moi ? Ah je ne me suis pas présentée c’est vrai. Je suis Raven Lock, adolescente de seize ans aux cheveux roux comme le feu, et non pas comme Poil de carotte, qui m’arrivent au bassin quant à mes yeux ils sont tels des émeraudes d’après mes camarades. Niveau taille je suis normale, quant à mon teint…

- Hey la morte vivante est là à ce que je vois !

… Mon teint est pâle à un point tel que je ressemble à un fantôme de temps en temps, enfin quand je ne dors pas de la nuit surtout ou que l’on me force à me lever trop tôt. Je ne préfère pas répondre à celui qui vient de faire la remarque, il n’en vaut pas la peine de toute manière, et m’efforce de terminer ma tartine oubliée il y a peu. Je me laisse tomber au pied d’un vieux chêne tout en savourant mon met, le sol est encore humide et je me dis que mon pantalon prendra un mélange vert/brun douteux au niveau des fesses. Tant pis. Mes prunelles scrutent le feuillage qui semble danser avec la brise, un petit être passe sans se soucier de rien et s’aventure sur des branchages inférieurs. Un doux sourire s’étire sur mon visage pale.

- Et si nous commencions ? Propose Kyle le plus naturellement du monde.
- On n’attend pas Sandra et Mori ? Demande l’un des plus jeunes de la troupe.
- Ils ne devraient pas tarder, Raven charge toi de passer un coup de téléphone aux absents pendant que je débute la cérémonie !

Oui, chef… Je me relève sans montrer mon mécontentement, attrape mon GSM et compose le numéro de Sandra, qui est ma meilleure amie depuis longtemps et dont personne d’autre n’a le numéro. Le bruit caractéristique de quelqu’un qui répond me parvient au bout de la troisième sonnerie.

- Raven qu’est-ce que tu as à me téléphoner à cette heure si matinale ?
- Donc tu as oublié… Sandra on est le 21, tu sais la date importante dont tu m’as bassiné pendant des semaines pour être sûre que je n’oublie pas alors que j’avais autre chose en tête ?
- Shit ! J’arrive !

Aussitôt dit, aussitôt la communication fut coupée. Bon, maintenant il ne me reste plus qu’a réussir à joindre Mori ce qui est une autre affaire. Ma première tentative est un échec étant donné que j’ai la messagerie, j’essaye donc de téléphoner à son frère sans plus de succès et m’attaque carrément au numéro de leur téléphone fixe afin d’être sûre que quelqu’un me réponde.

- Allo ? Fait une voix ensommeillée de l’autre côté.
- Excusez-moi monsieur Hana c’est Raven, mais Mori est en retard d’une bonne demi-heure au parc et comme il ne répond pas je n’ai pas eu d’autres choix.
- Attend une minute Raven, je vais réveiller cet idiot qui oublie ces prérogatives.

Parfois j’aime les parents, ils ont toujours un panel d’idées originales pour nous faire sortir du lit qui nous paraisses toujours cruelles. J’aimerais être une petite souris pour savoir ce qu’il se passe chez mon « ami », mais réprime ma curiosité quand je l’entends à l’autre bout du fil.

- P’tain Rav’ t’aurais put me laisser dormir, merde !
- Deux gros mots en une phrase… Tu bats ton record Mori. Enfin je m’en tape ramène tes fesses au parc avant que la cérémonie ne soit terminée !

Sur ce je lui raccroche au nez. Moi aussi j’ai eu du mal à me lever, ce n’est pas pour autant que je sors des grossièretés à tout bout de champs ! Je me tourne dans la direction du groupe qui forme un cercle en ce moment même et les rejoins afin de ne pas être mise à l’écart. Moi aussi je veux ressentir la force de l’esprit du printemps ! Du coin de l’œil j’aperçois Sandra courir à une vitesse ahurissante et entrer là où nous nous trouvons, ses longs cheveux noirs sont attachés en une queue de cheval et ses vêtements sont… Bon sincèrement je ne vois pas comment elle a fait pour courir avec ça ! Une jupe en jeans par-dessus un collant sombre, un top noir par-dessous un gilet tout aussi sombre et… Des chaussures à talons hauts.

Elle entre dans la ronde, attrape ma main et celle de celui qui était mon voisin tout en maugréant un merci entre ses dents afin de ne pas arrêter le chant de l’albinos. Le rythme s’accélère au fur et à mesure, nos voix se mêlent à la sienne et Mori fini par arriver en vélo. Le moyen de locomotion est lâchement abandonné et il se joint à nous également. Après une petite heure de ronde et de chant nous changeons de registre étant donné que la cueillette des premières fleurs printanières est lancée.

- J’avais totalement oublié alors que comme tu le dis j’ai passé la semaine à te le rappeler. Désolée Raven. Me dit mon amie pendant notre marche.
- Pas de soucis, heureusement que l’on est le week-end quand même…

Elle me sourit, naturellement et lance un regard à ses chaussures qui ne sont pas faites pour ce genre d’activité. Je préfère éviter de faire une remarque et sautille sur place en apercevant un renard.

- Rav’… On dirait une enfant là… En plus ton animal gardien n’est pas un renard alors ressaisis-toi…
- Sorry Sandra, mais ils sont trop chou !!!!

Je suis légèrement euphorique face à des canidés, mais les renards ont la palme avec moi. Par ailleurs ce dont parle Sandra, mon animal gardien, n’est absolument pas un canin, ni un félin vu que c’est un reptile relativement ancien. Oui, mon gardien est un crocodile et plus particulièrement celui du Nil. Mon amie est quant à elle liée à un scarabée. Oui, les insectes aussi ont cette chance d’être gardien de quelqu’un et ils peuvent être tout aussi surprenants que d’autres animaux.

Nous continuons notre cueillette dès que je suis calmée, de nombreuses plantes se retrouvent dans notre panier et je vous en évite l’énumération tant il y en a. Nous retournons ensuite à notre point de départ où j’entends distinctement deux personnes se disputer sur un sujet : Les rêves.

- Je te dis qu’ils ont tous une signification ! S’écrie le premier des deux que je ne reconnais pas du tout.
- Et moi je te dis que c’est faux ! Si tu rêves d’un gâteau, tu veux en manger peut-être ?! Crie le second.
- Pas dans ce sens là ! Les significations sont cachées triple idiot !

Je me demande si je dois intervenir ou non, mais n’ai pas le temps de me poser plus longtemps la question que j’aperçois mon amie scarabée arriver à leur niveau et… Et leurs cogner la tête à tout les deux d’un seul coup sec. Quelle brutalité quand même !

- Dites ça vous dirait pas de connaître la couleur de votre aura ? Demande une brunette assise sur une branche.
- La couleur de notre aura ? Ouais pourquoi pas ! Dis-je pour calmer l’atmosphère et changer de terrain.
- D’accord ! Laissez-moi me concentrer un instant.

L’instant ne dure que quelques secondes, ses prunelles ambrées brillent sous le soleil printanier qui a eu le temps de monter dans le ciel et elle nous observe, silencieusement. Son corps de préadolescente atterris gracieusement face à nous.

- Dites vous pourriez calmer vos ardeurs ? Là je vois le rouge de la colère chez deux d’entres vous et ce sont les deux idiots qui se disputaient !

Un grognement provient de leur côté, je sais que le rouge signifie la rage ou le désir depuis longtemps bien que je ne voie pas les auras. Non, je n’aperçois que les êtres féériques tout en possédant une compréhension différente des autres du monde animal… Je sais aussi faire en sorte que mon esprit quitte mon corps, mais ça c’est une autre histoire.

- Alors… Sandra tu es magnifiquement calme pour le moment et ton aura est d’un vert brillant. Raven… C’est d’un orange chatoyant autour de toi, mais j’aperçois aussi du gris c’est étrange… Tu es joyeuse, mais en même temps c’est comme si une once de dépression, de maladie ou de peur te tenaillait.

Je frémi un bref instant, cette peur liée à mon rêve de ce matin je l’avais oubliée et je sursaute lorsqu’elle prononce la couleur de l’aura de Mori : Du noir, la haine et la méchanceté semble lui tourner autour.

- T’es sûre que c’est pas une arnaque ton truc ?
- Tous les enfants voient l’aura Mori, la majorité l’oublie en grandissant et pourtant un filet bleuté et vaporeux entours chaque être vivant. J’ai décidé de grandir avec mon don, je suis donc certaine de ce que je dis.

Le temps passe, les activités également et les paroles de la brunette ne quittent plus ma tête. Mon amie m’intercepte à la fin de la journée désirant savoir ce que j’ai et je lui raconte mon rêve, ou du moins les mots qui me sont restés en tête. Elle réfléchit un bref instant, vérifie que personne ne nous écoute par sécurité et me lance qu’elle regardera sur internet et dans le grimoire ayant appartenu à sa grand-mère. Je la remercie, elle me donne une tape sur la tête et retourne chez elle alors que je lance un dernier regard à l’esprit du chêne tout en lui disant au revoir.

Arrivée là où je vis avec soulagement et sans aucun soucis sur le trajet je me jette presque sur la porte afin de l’ouvrir. Le hic ? Elle est fermée et je m’écrase donc comme un parasite contre la surface boisée.

- Qu’est-ce qu’ils ont à fermer à clef alors que je suis dehors ? J’vous jure les parents…

Je tente donc de sonner comme une dégénérée afin que l’on m’ouvre, n’importe qui même un esprit de la maison me ferait plaisir en ce moment et vu ma chance personne ne vient. Ils ne sont quand même pas partis comme ça ? Instinctivement je regarde si je n’ai pas raté des appels ou des SMS et je ne vois rien. Ils m’ont oubliés ces parjures !

- Faites que j’ai mes clefs…

En pleine recherche désespérée dans mes poches, qui ne sont pourtant pas nombreuses, je n’aperçois pas une ombre qui s’avance dans ma direction sans un bruit. Un cri strident me transperce les tympans, je me tourne d’un coup sec faisant face à un esprit du vent totalement perturbé et… Et à une chose inconnue.

- Vous êtes perdu ?

… Oui, c’est le seul truc intelligent qui sort de ma bouche alors que ce machin chose se met à rire sinistrement. Une main sans chair sort de la cape élimée, mon cerveau tente de m’ordonner de foutre le camp, mais mes jambes refusent de bouger comme paralysées et je me prépare sans le vouloir au pire. Jusqu'à ce que j’entende un bruit sourd comme quelqu’un venant de balancer un truc métallique sur une autre personne.

Je vois mon assaillant s’effondrer, enfin autant que cela peut s’effondrer vu la manière dont cela tombe et les filaments ressemblant à de la fumée s’en échappant, et aperçois Mori de l’autre côté. Qu’est-ce qu’il fou ici celui là ?! J’enjambe sans attendre le tas fumeux de loques noires et lui fonce dessus sans réfléchir.

- Qu’est-ce que tu fou dans MA rue ?!
- Je ne savais pas que les rues étaient des propriétés privées Raven et de rien de t’avoir sauvée c’était naturel. Me nargue-t-il.
- Sauvée ? De quoi ? D’un truc squelettique ?
- De la Faucheuse andouille… Je l’avais aperçu un peu plus tôt dans la journée, mais je n’aurai jamais pensé qu’elle s’attaquerait à toi.

Pourtant je ne l’avais pas vue moi ! Et si c’était vraiment la Faucheuse… Et merde je lui dois quelque chose pour m’avoir sauvé la vie.

- Tu viens ? A ce que je sais si tu es encore devant ta porte c’est que tu ne peux pas rentrer chez toi alors autant que tu viennes avec moi, sauf si tu veux que la horde démoniaque te cours après.

Je lui lance un regard noir et le suit sans réelle envie. Pourquoi ? De un parce qu’il n’a pas tord, de deux je ne peux pas allez chez Sandra étant donné que toutes les chambres chez elle sont occupées par quelqu’un et de trois parce qu’il semble assez inquiet même s’il le cache. Comment je peux dire ça ? Un des membres du petit peuple s’agite autour de Mori afin de me le faire comprendre. Certes je ne vois pas les auras, mais les créatures féériques peuvent être utiles à ce niveau là également…

Nous arrivons finalement chez lui, je salue ses parents et nous montons dans les étages sans un mot entre nous. Je n’ai jamais dis que nous étions proches de toute manière…

- Entre.
- S’il te plait, c’est trop te demander d’ajouter ça à la fin de ta phrase ? Soupir de ma part de consternation.

Il ne répond pas, me pousse sans ménagement et je tombe tête la première en plein sur un pouf marron qui m’avale avant que je ne m’en extirpe. Un rapide coup d’œil à la pièce m’apprend que c’est sa chambre vu le lit et les nombreux ouvrages parlant d’ésotérisme tout comme l’ordinateur, éteint pour le moment.

- Mori dit moi ce qu’il se passe ?!
- Tient, la fille qui me demande de dire s’il te plait quand je lui ordonne quelque chose ne le fait pas.
- Te fou pas de moi !

Un sourire sombre garni son visage alors qu’il allume l’écran et tape quelque chose dans sa barre de recherche. Je fais la moue, donne un coup de pied dans le malheureux pouf qui n’a rien demandé et préfère téléphoner à mes parents pour leur dire où je dors cette nuit. Manquerait plus qu’ils s’inquiètent tiens. Une fois cela fait, je réussi par miracle à joindre mon amie qui m’apprends qu’elle n’a malheureusement rien trouvé. Dommage.

- T’es devant ton ordi là ? [/i]Me demande-t-elle au bout d’un moment.[/i]
- Non, je suis chez Mori… Semblerait que j’ai un léger problème…
- Quoi ? T’es avec le coyote ! Il t’a kidnappée avoue !
- … Tu te fais des films Sandra…

Finalement je coupe mon téléphone, après lui avoir assuré qu’il ne se passerait rien. Parfois je me demande si elle ne se prend pas pour ma mère…

- Ton amie s’inquiète ? Je ne vais pas te croquer pourtant, sinon je t’aurais laissée seule face à la Faucheuse.
- Oui bon ça va j’ai compris…
- Je ne savais pas que tu rêvais de phrases où le mot Enfer était prononcé.

Comment il le sait ?! Je ne l’ai dit qu’à une personne et elle ne lui aurait jamais appris ! Ses yeux identiques à deux océans qui me rappellent les saphirs ne me quittent pas et j’ouvre finalement la bouche pour lui demander ce qu’il a.

- Tu oublies que je sais tout grâce à mon gardien, chère petite crocodile.
- Arrête un peu… Oui, je fais des rêves étranges et alors ? Je ne suis pas anormale.
- C’est tellement logique que les esprits de la mort te courent après quand on sait ce qu’il en retourne.
- Fiche moi la paix.

Radical, il se replonge sur son écran avant de mettre de la musique à fond la caisse alors qu’il fait nuit et que tout d’un coup je suis las. Il ne va donc pas me lâcher ? Je m’effondre purement et simplement de fatigue. Le souci étant que je m’écrase au bout d’un moment au sol, poussée par celui à qui appartiennent les lieux, mais je n’ai pas la force de lui envoyer quelque chose à la figure et je préfère continuer de dormir paisiblement.

Au petit matin, je suis tirée du sommeil réparateur par mon camarade d’infortune qui me tombe littéralement dessus. Un juron quitte mes lèvres pendant que je tente de me dégager comme une forcenée. Purée que ce n’est pas un poids plume ! Le pire dans tout ça c’est qu’il dort profondément en prime et vu la situation si quelqu’un passe il y aura amalgame !

- Mori… Bouge… Tu m’écrases andouille ! Dis-je avec le plus de puissance possible sans toutefois crier.

Un simple marmonnement me répond, je continue de me débattre et je remercie ma bonne étoile si elle existe lorsqu’un Brownie passe par ici. Je ne vous parle pas du petit gâteau chocolaté, mais d’un esprit de la maison amical. Bien qu’il soit de petite taille, il arrive sans peine à soulever le seul homme humain présent dans la pièce. D’un mouvement de tête je le remercie, m’assied sur le pouf qui m’avait cueillie la veille et me demande quand Mori va se réveiller. Ma question ne reste pas longtemps sans réponse étant donné que je le vois se lever d’un coup sec, comme s’il s’était prit quelque chose sur le dos. Ce qui n’est pas le cas, heureusement pour lui et malheureusement pour moi.

- J’ai le droit de retourner chez moi maintenant ? C’est que j’ai mes affaires à prendre et les cours à suivre !
- Hurle pas dès le matin Rav’, c’est chiant.
- … J’hurle si je veux et toi t’es un cas vraiment à part.

Sans attendre de réponse je me lève, me tourne vers la porte et m’arrête net. C’est quoi encore ça ?! Un chien noir à trois têtes me fait face tout en se léchant les babines le plus naturellement du monde, je crois que je suis encore dans la merde là !

- CERBERE COUCHE ! Ordonne Mori d’un ton sec sans aucun moyen au démon tricéphale de répliquer quelque chose.

Wat the fuck ?! Il a un chien à trois têtes comme animal de compagnie ? C’est quoi ce délire de si bon matin ? En plus je suis sûre qu’il n’était pas là hier ! Je vois le démon canin obéir, l’une de ses têtes m’écrasant au passage les pieds. La barbe. Mon malheureux GSM sonne dans le vide, un grognement du canidé fait que je n’y réponds pas.

- C’est…
- Oui, le gardien des Enfers et également le gardien de la maison, mais ce dernier point est un peu forcé.
- Qu’est-ce que tu fou avec ça !?

Nouveau grognement, couinement de ma part. J’ai beau apprécier les canidés il y a tout de même certaines limites et je pense que celui-là n’est pas comme tout les canins vivant en ce monde. Tenant à la vie, je me tiens tranquille face à l’animal qui relève l’une de ses têtes et… Et me donne un coup de langue ! Arg je suis toute baveuse maintenant !

La voix de Mori résonne dans l’air, forte et sûre d’elle, je vois la créature se lever avant de s’en allez dans les couloirs où personne ne semble la voir. La vision de la majorité des Hommes est différente de la notre, j’avais oublié ce détail. Il me tire finalement, marche sans s’arrêter jusqu'à l’entrée de la demeure avant de refermer la porte derrière nous. A l’air qu’il tire je me dis que j’éviterai de lui demander quoi que ce soi maintenant, ma découverte l’aurait-elle mise mal à l’aise ? Nous marchons en rythme, sans le vouloir, et arrivons finalement chez moi où la porte est toujours fermée. La joie.

- Zut de flûte… Je fais comment à l’école moi ?
- … Explique aux profs qu’t’as pas su retourner chez toi, point final.
- Mais oui et je leurs dis aussi que la Faucheuse a voulu me prendre la vie peut-être ?! ILS NE VONT PAS ME CROIRE !
- Passe pour malade alors. Grogne-t-il avant de faire demi-tour en me laissant en plan.

Je reste sur place comme pétrifiée, que pourrais-je faire d’autre vu ma situation ? Ah oui téléphoner à ma meilleure amie serait déjà un départ sauf que je la vois déjà arriver furibonde. Aie. Elle me sermonne purement et simplement pendant au moins dix minutes et mon air désolé n’y change rien, elle me tire juste après en direction de l’établissement scolaire malgré mes protestations virulentes. Que veut-elle que je fasse sans mes affaires ?!

Sans aucune gène je suis tirée à travers la cours de récréation et même dans les couloirs jusqu'à notre classe où mon cœur rate un battement. ELLE est de retour et si Sandra continue de me tirer ainsi je vais réellement y passer. Mon rêve de la veille me revient en mémoire, ma gorge se bloque et d’un mouvement rapide je me dégage de mon amie. Je lui expliquerai plus tard, si je suis encore en vie. Mes chaussures parcourent la distance entre la porte du local et celle de la sortie en moins de deux, j’ai des frissons qui me parcourent l’échine à chaque fois que j’évite de peu la faux. La Faucheuse me poursuit, je suis sa cible, son jouet et personne ne peut me venir en aide ici.

De nombreuses personnes sont bousculées durant ma course effrénée, je ne m’excuse qu’à demi-mot tant je suis apeurée et les élèves doivent me prendre pour une folle en ce moment étant donné que la majorité ne voient pas les créatures. Le trottoir est suivit à une vitesse dont je ne me connaissais pas capable, mon pied droit se prend dans une pierre surélevée et je fini au sol plusieurs mètres plus loin avec un cri de douleur. Ma cheville doit être pulvérisée à l’heure qu’il est. Le courage me manque, l’être squelettique est non loin de moi, un cri veut quitter ma gorge et là… C’est le noir absolu.


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Valar Morghulis
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Message par Valar Morghulis » 06 mai 2013, 14:28

Depuis le temps que je veux rattraper mon retard dans les lectures... Je me suis enfin lancée !
Je n'ai pas tout lu par contre, je pense que tu aurais du séparer en chapitres pour aider ^^ (surtout que le noir sur fond blanc du SPOILER fait mal à mes petits yeux :( )

Je n'ai donc pas tout lu mais je trouve ça intéressant et intriguant ^^ je reviendrais lire la suite plus tard :p
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