Ayesha La légende du Peuple turquoise - Ange

Fantasy sombre et pessimiste, dans laquelle le bien triomphe rarement.
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Anaterya
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Message par Anaterya » 22 mars 2013, 14:31

Ayesha La légende du Peuple turquoise de Ange


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Résumé :
  • Il y a 3 000 ans de cela, des bateaux arrivèrent par l'est avec tout un peuple à leur bord, un peuple d'hommes et de femmes aux cheveux blonds, aux yeux bleus, à la peau pâle, une tâche couleur turquoise sur la peau. Pour cette raison, on les appela le Peuple turquoise. Personne ne savait qui ils étaient, d'où ils venaient, ni ne les comprenaient. L'arrivée de tant de personnes provoqua un grand bouleversement dans les royaumes et les dirigeants, religieux, militaires et civils, se réunirent pour savoir que faire. Au cours de la réunion l'un des rois alla à la fenêtre et vit qu'une nouvelle étoile était apparue dans le ciel, une étoile turquoise, entourée par sept autres étoiles. Et il fut décidé que cette étoile représentait le Peuple turquoise et annonçait son esclavage, décidé par les Dieux. Il en fut fait ainsi, et, depuis, le Peuple turquoise est un peuple d'esclave.
    3 000 ans plus tard, Marikani, la princesse héritière d'Harabec, doit échapper aux pièges de l'émir que sa mort arrangerait et revenir dans son royaume pour prendre le trône face à son cousin. Au cours de sa fuite elle sauve Arekh, un homme condamné aux galères et qui va l'aider bien malgré lui. Leurs rapports sont tendus car leurs visions du monde sont totalement opposées, mais ils s'en accommodent tant bien que mal, jusqu'à ce que Marikani détruise le monde d'Arekh et ses illusions d'une simple phrase.

J'adore ce livre et je le relis régulièrement.
La première chose qui m'a marquée c'est l'absence de magie, chose assez inhabituelle dans un roman de fantasy. On voit des hommes se débattre dans leurs envies, leurs contradictions, dans une situation politique qui leur échappe.
Car l'autre caractéristique de ce livre est qu'il est très politique. En fait, il traite de politique tout du long, et j'utilise ce terme au sens large, aussi bien pour la mécanique du gouvernement que pour le gouvernement de la société. Et sa grande force est de traiter de sujets forts et parfois difficiles à aborder tels que la manipulation religieuse, le contrôle des masses, l'aveuglement volontaire, la création des mythes ou la liberté.

Je crois que la phrase qui résume le mieux le livre est " L'esclavage n'est pas dans les chaînes, il est dans le cœur".


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