• Les Morsures de l'Ombre de Karine Giebel
  • Livres où l'on suit une enquête sur un crime ou sur un fait particulier, inspecteurs de police et suspens sont au rendez-vous !
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    Jacaranda
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    Message par Jacaranda » 08 mars 2016, 16:45

    KARINE GIEBEL - LES MORSURES DE L'OMBRE

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    Quatrième de couverture
    Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n'est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince...

    Édition : Fleuve Noir

    Année de parution : 2007


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    Jacaranda
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    Message par Jacaranda » 08 mars 2016, 16:48

    Mon avis :
    Un homme se réveille, sonné et à-même le sol, dans ce qui semble être une cave. Froide, bétonnée... et sombre. Le soleil ne passe que par un simple filet, accordé par le soupirail. Puis les barreaux...
    Benoît Lorant est prisonnier, à la merci d'une femme. D'une très belle femme, qu'il connaît depuis peu. Une aventure d'un soir ? Il ne s'en rappelle plus.
    Mais le plus grave, c'est qu'elle ait possession de son flingue. Car Benoît est policier, et sa vie n'est désormais plus entre ses mains.

    Il se rappelle son prénom, mais elle semble tout savoir sur cet homme. Et lui inflige d'innombrables tortures pour lui faire avouer l'improbable. Une soirée, quinze années auparavant. Souviens-toi, Benoît...
    Peu de temps morts dans ce roman, qui se lit d'une traite. Ponctué de phrases courtes, possédant un style nerveux, le récit ne s'entiche pas de descriptions et Giebel se soucie uniquement de l'action, au détriment des personnages.
    En effet, difficile de s'accrocher, de s'identifier, même si la colère ou l'empathie se ressentent rapidement.

    Les questions fusent, un vrai page-turner, et les nombreux sous-entendus distillés aux travers des pages empêchent de reposer le livre, comme un sort jeté par l'auteur. Il faut savoir la fin, le dénouement. Qui est cette femme ? Qui est Benoît ? Qu'ont-ils en commun ?
    Et là, la délivrance. Les réponses qui affluent, et le coup de massue sur la tête. Qui laisse déboussolé, mais quelque peu frustré. Car si les Les Morsures de l'Ombre est court et impulsif, sa conclusion l'est tout autant et...
    Et puis rien. La dernière page est tournée. Trop rapide, décevant tellement le reste est prenant, addictif.
    En un mot : rageant.

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