Les Royaumes du Mur - Robert Silverberg

Livres basés sur des faits scientifiques démontrés ou extrapolés pour donner un récit où la technologie joue un rôle majeur dans un univers futuriste (colonisation d'autres mondes, création de robots intelligents, etc.)
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Valar Morghulis
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Message par Valar Morghulis » 27 oct. 2015, 22:49

Les Royaumes du Mur de Robert Silverberg

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Résumé :
  • Le Mur est une montagne qui perce les basses couches de l'atmosphère et pointe sa cime vers l'espace. Pourtant, chaque année, quarante jeunes aventuriers partent à sa conquête dans l'espoir de parler aux dieux détenteurs de la sagesse, qui habitent son sommet presque inaccessible. Personne n'est jamais revenu. Mais Poilar Bancroche, cette année-là, a été choisi pour commander les quarante. Et affronter les royaumes du Mur qui en protègent le secret. Sur une autre planète, évidemment.

Edition : Livre de Poche
Date de parution : 1992


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Message par Valar Morghulis » 27 oct. 2015, 23:14

On suit une histoire plutôt simple, celle de Poilar Bancroche (un nom qui pourrait être tiré d'un roman de Pratchett !) qui est destiné à devenir Pèlerin et à gravir le Mur, accompagné de 39 acolytes. Mais le Mur, qu'est-ce ? Ni plus ni moins qu'une montagne, mais dont on ne sait rien. C'est la tradition d'envoyer tous les dans 40 pèlerins le grimper, dans l'espoir qu'ils rencontrent les dieux à son sommet.
Sauf que très peu en sont revenus, et ceux-ci n'avaient plus toute leur tête.
Poilar va donc à l'assaut de ce Mur empli de mystère, et il va de surprise en surprise, sachant qu'aucune n'est vraiment réjouissante.

C'est un bon roman d'apprentissage, où le héros va découvrir au fil des événements ses limites, mais aussi des secrets qu'il n'aurait jamais voulu percer. Il apprendra aussi à se connaître en tant que chef du groupe et que ses actes ont des conséquences. En dehors de la quête initiale de l'histoire, quelque chose d'humain s'en dégage : chaque "épreuve" fait ressortir un trait de caractère (je n'en dit pas plus ;) ) et le pousse à se remettre en question. Le problème, je ne sais pas si c'est du au fait que le bouquin ait été écrit il y a 23 ans ou si c'est du à la distance qu'on a avec les personnages, c'est qu'on ne s'identifie pas tellement à Poilar. J'ai trouvé son caractère très souvent insupportable et je ne comprenais pas ses réactions, car les descriptions manquaient d'humanité. Cet aspect est récurent dans les romans de Silverberg, c'est d'ailleurs le défaut majeur que je leur trouve.

A cela, il faut ajouter toute la dimension religieuse de l'histoire, qui est une quête pour aller à la rencontre des Dieux. Je dois avouer que pendant toute ma lecture c'est cet qui m'a le plus motivé à finir l'ouvrage : découvrir ces Dieux inconnus qui habitent sur le Sommet du Mur... et je dois avouer que la fin ne m'a pas du tout déçue, mais m'a au contraire beaucoup secouée sur de nombreux aspects.

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Je m'attendais depuis le début à ce que les dieux n'existent pas, et ce ne sont pas les explications qui m'ont perturbées mais le massacre qui est fait une fois que les pèlerins sont arrivés au sommet. J'ai trouvé ça d'une violence sans nom, surtout que c'était gratuit et que les pèlerins sont partis aussitôt après.

En bonus, l'histoire est agrémentée d'une préface très intéressante de Gérard Klein, le directeur de la collection SF des éditions Livre de Poche, qui porte sur le roman d'apprentissage dans la science-fiction ; mais aussi une dédicace à Ursula K. Le Guin, une des auteurs que j'ai le plus envie de découvrir profondément (deux lectures ne suffisent pas à dire qu'on aime un auteur, n'est-ce pas ?)
Ce ne sont deux points positifs qui m'ont fait aimer le livre avant même de commencer l'histoire.
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