Rifteurs, tome 3 : Béhémoth - Peter Watts

Genre littéraire autour de la science à l'état brut dont les découvertes ou les évolutions ne sont pas en contradictin avec l'état des connaissances scientifiques actuelles.
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Anaterya
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Message par Anaterya » 13 sept. 2015, 21:43

Rifteurs, tome 3 : Béhémoth de Peter Watts

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Résumé :
  • Cinq ans après les évènements de Rifteurs, le monde s'écroule. Lenie a rapporté du fond des abysses le terrible virus Béhémoth, qui détruit la biosphère terrestre et tue des millions de gens. Tout autour du globe règne le chaos. La plupart des gouvernements sont tombés ; partout, des guerres éclatent, des sectes suicidaires fleurissent et l'ancien réseau Internet est aux mains de monstres artificiels révérant Lenie comme la Madone du désastre.

    Dans une station au fond de l'océan, quelques privilégiés attendent un miracle. Mais Lenie est à leurs trousses...


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Anaterya
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Message par Anaterya » 13 sept. 2015, 21:45

Après avoir adoré Starfish, le premier tome, et beaucoup aimé Rifteurs, j'ai profité du challenge ABC de l'imaginaire pour finir cette trilogie futuriste oscillant entre le cyberpunk et le post-apo.

À la fin de Rifteurs, N'Am s'effondrait face au virus Béhémoth, ramené par Lenie des profondeurs de la faille Juan de Fuca, cette dernière avait compris qu'elle avait été manipulée par les corpo pour lesquels elle bossait grâce à une modification de ses souvenirs, et les corpo étaient allés se planquer en plein centre de l'Atlantique nord, sur le fond abyssal, mais avaient toujours Lenie au cul. Ce roman débute 5 ans plus tard, alors qu'une trêve précaire règne au fond de l'Atlantique entre les corpo et Lenie et les autres rifteurs venus se venger de ceux qui se sont servi d'eux, trêve qui n'est malgré tout pas rompue car les forces en présence sont à peu près équilibrées et que l'environnement extrême qui les entoure ne se prête pas forcément à l'affrontement. Sauf que quand des rifteurs sont attaqués dans les profondeurs par des poissons trop gros pour être tout à fait clairs, le spectre de Béhémoth vient agiter la communauté sous-marine, et le statu quo est rompu. Lenie et Lubin (son collègue dans Starfish, l'homme qui la traquait dans Rifteurs) décident alors de retourner à N'Am pour savoir comment Béhémoth a pu parvenir dans la zone aveugle de l'Atlantique nord dans laquelle les corpo et eux-mêmes se sont réfugiés.

Autant les deux premiers tomes s'enchaînaient parfaitement, autant celui-ci se déroule plusieurs années après et permet de voir les conséquences des actions précédentes, ce qui n'était pas possible auparavant car les évènements se déroulaient trop rapidement pour qu'on puisse prendre un tel recul. Au cours des 5 années, on est passé d'une société profondément violente et inégalitaire, mais malgré tout à peu près stable et organisée, à un continent ravagé par Béhémoth, totalement désorganisé, dont les villes se protègent des zones rurales contaminées, tandis que le reste du monde cherche à se protéger de la contamination par tous les moyens. En plus de ça, le Maelström de N'Am, le futur d'internet, dans lequel les programmes sont parvenus à une forme de vie et où le combat pour la survie fait rage, est infecté par des Lenie, des programmes auxquels on a donné le nom de la Madone du Désastre (voir Rifteurs pour plus de détails), qui attaquent tout ce qui leur tombe sous la main, à tel point que le réseau est lui aussi coupé du reste du monde.

Alors que le tome 2 m'avait un peu déçue par rapport au premier car il se déroulait entièrement sur la terre ferme, j'ai été ravie de voir que celui-ci commençait sous l'eau, qu'on retrouvait l'ambiance si particulière de ce milieu et des contraintes qu'il impose, le tout couplé aux améliorations bio-chimico-mécaniques apportées aux rifteurs. En plus de ça, Watts revient en force sur les notions de chimie cérébrales déjà abordées et développe encore un peu plus les conséquences des manipulations sur ses personnages, ce qui ne pouvait que me plaire. Pour la fin, je suis un peu plus dubitative, même si la façon dont on y parvient est bien menée est tout à fait logique compte tenu des évènements qui précèdent.

Enfin, dernier point, j'aime toujours autant les appendices de l'auteur, dans lesquels il donne ses sources d'inspirations tout autant que scientifiques, car cela ouvre à mon sens de nouvelles perspectives de lecture et de réflexion (par contre, il faut aimer les articles scientifiques !). Mention spéciale pour l'information concernant la masse totale des cachalots, même si elle n'est pas réutilisée dans le roman.

En définitive, je me suis vraiment fait plaisir avec ce dernier tome de la trilogie, et j'ai maintenant hâte de lire le dernier roman de Watts, Echopraxie, qui est une suite un peu bâtarde de Vision aveugle.
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Message par Agenor » 13 sept. 2015, 22:04

J'étais persuadé que tu avais terminé cette trilogie en début d'année Anaterya :)
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Message par Anaterya » 13 sept. 2015, 22:19

Je l'avais mise dans ma liste pour le challenge en début d'année, mais c'est tout ^^
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