Plus grands sont les héros - Thomas Burnett Swann

Récit historique qui intègre des éléments de fantasy.
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Anaterya
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Message par Anaterya » 22 juil. 2015, 13:55

Plus grand sont les héros de Thomas Brunett Swann

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Résumé :
  • Ceci est l’histoire d’une reine de Judée qui était plus qu’humaine, de son fils qui devint une légende et de leur ennemi cyclopéen dont le nom devint synonyme de colossal.

    Ceci est l’histoire des combats, des amours et des loyautés qui fixèrent pour toujours les fondations de la société humaine.


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Anaterya
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Message par Anaterya » 22 juil. 2015, 13:55

J’ai connu ce livre en suivant les publications des Indés de l’imaginaire, encore une fois, et puisqu’il a intégré le fond de ma médiathèque, j’ai décidé de m’y intéressé d’un peu plus près.

Même si la quatrième de couverture est assez obscure, je me doutais, notamment grâce à l’illustration, qu’il allait être question de David et Goliath. C’est effectivement le cas, mais ce n’est qu’un détail dans un récit qui décrit l’amitié entre Jonathan, le fils du roi Saül, et David le simple berger. L’accent est également mis sur la mère de Jonathan et ses origines. Le fameux combat entre David et Goliath est évidemment de la partie, mais il ne joue qu’un rôle minime, et c’est à mon avis tant mieux, car cela permet de mieux comprendre le contexte dans lequel il s’est déroulé, et de constater que ce n’était ni un commencement, ni un achèvement, dans le cadre de la guerre entre Israélites et Philistins. Au-delà de la guerre, ce livre nous montre l’évolution de Jonathan et David, un peu comme un rite initiatique, leur amitié, leur passage à l’âge adulte, et leur séparation.

Je n’ai jamais lu Le cantique des cantiques, mais toutes les chansons composées par David au long du livre me font penser que l’auteur a voulu s’en inspirer. Je pense que c’est également de là que vient le style simple et dépouillé du livre, ainsi que sa très grande poésie, qui naît du détail, de l’observation de la nature.

Comme toujours avec l’histoire biblique, on peut être circonspect quand à sa réalité historique, mais le livre est, du peu que j’en sais et d’après les renseignements pris depuis, assez fidèle à l’histoire du fils et du successeur de Saül ; il n’y a qu’en ce qui concerne les femmes (la mère de Jonathan, ainsi que la concubine de Saül) que l’auteur invente et auxquelles il donne une place prépondérante. Il livre également sa propre vision de la relation entre Jonathan et David, relation qui est soumise à interprétation depuis le Moyen Âge.

En ce qui concerne le fantastique, il a vraiment une coloration ancienne, comme dans les mythes grecs par exemple, qui convient parfaitement au récit. Il est léger et parfaitement normal, sans grands effets de manche ni quoi que ce soit du même genre.

La fin est dans la droite ligne du reste du roman, belle et digne, et je l’ai beaucoup appréciée.

Voici donc un petit livre sur lequel je suis tombée un peu par hasard, et dans lequel je me suis plongée sans vraiment savoir ce qu’il racontait, mais qui m’a vraiment plu, notamment pour son aspect mythique.
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