Dimension Russie - Viktoryia et Patrice Lajoye

Livres basés sur des faits scientifiques démontrés ou extrapolés pour donner un récit où la technologie joue un rôle majeur dans un univers futuriste (colonisation d'autres mondes, création de robots intelligents, etc.)
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Anaterya
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Message par Anaterya » 10 janv. 2015, 17:28

Dimension Russie de Viktoryia et Patrice Lajoye

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Résumé :
  • La Russie, que l'on dit pourtant fièrement campée sur ses traditions, est un monde en transition qui bouge, évolue, s'inspire de ce que l'extérieur lui apporte pour mieux l'assimiler. C'est un pays qui depuis près de vingt ans est en perpétuel mouvement. Et il n'y avait finalement rien de mieux que les littérature de l'Imaginaire pour décrire ces changements. Science Fiction, Fantastique, Fantasy : toutes, parfois mêlées, sont au programme de Dimension Russie.
    Que l'on devienne simple rayon vert ou basilic, que l'on se lie d'amitié avec des poupées ou bien avec une IA défectueuse, que l'on s'envole en fauteuil roulant ou bien que l'on prête sur gage ses sentiments, peu importe le moyen choisi : la transition doit se faire, elle est inéluctable.


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Anaterya
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Message par Anaterya » 10 janv. 2015, 17:30

Dans mon exploration des lectures de l'imaginaire du monde entier, je suis tombée sur ce recueil de nouvelles de Rivière blanche, dans le même état d'esprit que Dimension latino. Je ne me suis donc pas fait prier pour m'y plonger.

Pavel Amnouel
Le rayon vert
Une nouvelle inspirée par Agathe Christie et l'ambiance des enquêtes d'Hercule Poirot, dans la campagne anglaise, avec ses propriétaires terrines et ses ragots. La partie scientifique est assez intéressante, même s'il demeure certaines questions à la fin.

Henry Lion Oldie
Relève-toi, Lazar
Une variation sur la palette de sentiments que l'amour peut provoquer, et des extrémités auxquelles il peut pousser quelqu'un. La nouvelle croque aussi avec beaucoup d'humour la vie quotidienne dans un immeuble bâti sous le communisme.
Viens me voir dans ma solitude
Difficile de parler de cette nouvelle sans trop en dire, mais elle est pleine de mélancolie et de poésie. C'est une fin du monde tout en douceur, la solitude d'un homme qui s'étiole, tout en continuant d'espérer.

Marina et Sergueï Diatchenko
Les ailes
Dans un immeuble soviétique du même genre que celui de Relève-toi, Lazar, on suit les rêves d'un petit garçon, ses jeux avec les courants d'air de la cour, son observation de la vie quotidienne de ses voisins. Cette histoire a deux fins, et j'ai de loin préféré la seconde.
Basket-ball
Une partie de basket-ball qui devient métaphore de l'inéluctabilité de la vie et de la mort, mais aussi de l'absurdité du système, de l'administration. Mais elle ne m'a pas touchée.

Andreï Lazartchouk et Mikhaïl Ouspenski
Le jeune communiste de Mordovie, Sous-marin jaune
Une uchronie qui m'a laissée dubitative, bien trop de digressions qui ne servent à rien à part embrouiller le propos, un humour à côté de la plaque, ou beaucoup trop russe pour moi, des références constantes à la culture russe qui font qu'on ne peut profiter pleinement de l'histoire.

Andreï Salamatov
La fête
Dans la Russie post-communiste, la solitude et la peur de l'autre n'ont pas disparu. Chacun vit dans son coin, s'échappe malgré tout, seul avec ses rêves, et même si toutes ces solitudes se côtoient et ont conscience les unes des autres, rien ne vient les dépasser. Une nouvelle magnifique.

Sergueï Pali
La sirène
Un mélange jubilatoire de 2001 : L'odyssée de l'espace et de mythologie grecque, avec en prime une critique acerbe de l'administration et de l'autoritarisme.

Iouli Bourkine
Le papillon et le basilic
Une narration déconstruite pour une histoire de rancune, de vengeance et de rédemption qui vient puiser dans les mythes et le fantastique. Peut-être un peu difficile de rattacher tous les fils au début, mais le développement rend tout limpide.

Au final, comme dans tout recueil, le niveau est inégal, mais il y a vraiment quelques pépites (Viens me voir dans ma solitude, Les ailes, La fête, La sirène) qui valent franchement le détour, malgré de petits problèmes de traduction par moments. Cela donne envie d'en lire plus, mais, malheureusement, peu d'auteurs de SFFF russes sont actuellement traduits en français.
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