Celui dont le nom n'est plus, de René Manzor

Livres où l'on suit une enquête sur un crime ou sur un fait particulier, inspecteurs de police et suspens sont au rendez-vous !
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Kahlan
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Message par Kahlan » 06 juin 2014, 08:07

Celui dont le nom n'est plus de René Manzor

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Résumé :
  • Londres, au petit matin. Sur une table de cuisine, un homme vidé de ses organes. Devant une vieille dame sous le choc, l’inspecteur McKenna a sa mine des mauvais jours. Pourquoi cette femme à la vie exemplaire a-t-elle massacré l’homme qu’elle a élevé comme son fils ? Ça n’a aucun sens. Pourtant, tout l’accuse.
    Deux jours après, ça recommence. Un homme tué de façon similaire par la personne qui l’aime le plus au monde. Toutes les vingt-quatre heures, un nouveau supplicié. Tous ces meurtres ont comme point commun : des présumés coupables éplorés et une épitaphe en lettres de sang où l’on peut lire : "Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le Nom n’est plus".
    Trois destins vont se lier autour de ces meurtres incompréhensibles. McKenna, flic irlandais, père de quatre garçons, veuf depuis un an et fou de chagrin. Dahlia Rhymes, criminologue américaine, spécialiste en meurtre rituel et satanique, désignée pour comprendre les ressorts des assassins. Nils Blake, avocat qui a rangé sa robe, mais remonte au créneau pour défendre ces coupables pas comme les autres. Trois destins, et trois vies détournées à jamais de leur cours.

Éditeur : Kero
Date de sortie : 2014
Disponible en format Poche : Non


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Kahlan
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Message par Kahlan » 06 juin 2014, 08:07

Avant d’écrire des histoires, René Manzor a commencé par en réaliser. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, l’ont fait remarquer aux Etats-Unis où il a travaillé quelques années avant de rentrer en France et de se mettre à l’écriture. Celui dont le nom n’est plus est son second roman, un thriller haletant pour la découverte duquel je remercie vivement les éditions Kero.

C’est roman extrêmement addictif que celui-ci. Dès les toutes premières pages, l’auteur nous embarque, et avec quelle facilité, dans une histoire palpitante, et d’un réalisme qui fait froid dans le dos. Un univers qui ne nous est pas complètement étranger, puisqu’il y est question de don d’organes, d’hypnose, de rites funéraires, autant de notions qui nous parlent, et qui sont ici manipulées par le tueur. Le style est fluide et direct, mais jamais gore, les descriptions les plus dures nous étant heureusement épargnées. Et à raison puisqu’on n’a aucun mal à appréhender toute l’horreur de la situation, même sans elles.

Les personnages sont à la fois un peu clichés et en même temps particulièrement attachants. Le flic un peu bourru qui s’évertue à élever tout seul ses quatre enfants, suite au décès de son épouse ; la profileuse américaine au passé torturé qui débarque là-dedans comme un chien dans un jeu de quille ; l’avocat de la défense, cador du barreau et néanmoins attachant par ses antécédents médicaux. Un trio de personnages très aboutis, bénéficiant chacun d’un passé, d’une histoire, d’un vécu qui l’a construit et nous le rend presque réel, attachant en tous cas.

L’enquête est menée tambour battant, les rebondissements sont nombreux, et la tension va crescendo jusqu’à un dénouement pour le moins explosif. Mais tout tient parfaitement debout. Le lecteur dénoue les fils de l’intrigue en même temps que les enquêteurs. On appréciera que l’auteur ait osé aller au bout des choses, et ne pas ménager ses personnages sous prétexte d’un happy end. Une fin qui reste surprenante, malgré tout, et à laquelle j’ai complètement adhéré. Une lecture sous influence, on en redemande ! Un auteur qu’on aurait envie de découvrir plus avant.
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Nova
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Message par Nova » 07 févr. 2016, 17:15

René Manzor, réalisateur et scénariste à la base, écrivain à ses heures, signe avec ce roman intitulé « Celui dont le nom n’est plus » un thriller parfait, sensationnel, dont je ne suis pas prête d’oublier le nom !

J’ai trouvé l’intrigue proposée par l’auteur plus qu’originale et tout à fait passionnante.
Londres est secouée par une série de meurtres atroces. La scène de crime est à chaque fois la même : un cadavre dépouillé de ses organes, une mise en scène suivant le rite funéraire de la religion pratiquée par la victime et cette étrange signature en lettres de sang « Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le nom n’est plus. »
Les assassins, n’ayant de prime abord rien en commun et ne se connaissant pas, présentent cependant un comportement similaire : ils ne nient aucunement avoir perpétré le meurtre de la personne qu’ils chérissaient le plus au monde mais ne parviennent pas à se rappeler l’avoir commis.
Et que deviennent les organes prélevés ? Dans quel but le sont-ils ? Servent-ils à alimenter un trafique?
C’est face à une véritable épidémie d’homicides que doit faire face le Détective Chief Inspecteur McKenna, vieux roublard de Scotland Yard et la jeune criminologue américaine Dahlia Rhymes.

René Manzor ne ménage pas ses personnages à qui la vie n’a pas fait de cadeaux !
McKenna, sous ses apparences bourrues et ses fréquentes crises de colère, se voue corps et âme à son travail pour tenter d’échapper à un épouvantable drame personnel l’ayant marqué à jamais au fer rouge.
Dahlia quant à elle, s’est forgée une carapace totalement hermétique au moindre sentiment affectif, douloureux héritage d’une enfance humiliante et traumatisante. Son périple londonien mettra cependant ses certitudes à rude épreuve. Est-elle prête à aimer à nouveau ?
Et tous ces meurtriers qui s’apparentent plus à des victimes qu’à de sanguinaires assassins ? Comment vivre avec le fardeau de la mort d’un être proche que l’on a tué de ses propres mains ? Sont-ils coupables ou de simples pantins à la merci d’un psychopathe agissant dans l’ombre ?

Entre compassion, impuissance, tristesse, horreur et malaise, l’auteur ne ménage pas non plus ses lecteurs qu’il entraine à toute allure aux fil des pages qui défilent à une vitesse affolante tant il est primordial, sinon vital, de connaître la suite de cette enquête aux frontières de la conscience et de la volonté humaine.

« Celui dont le nom n’est plus » est un thriller captivant, noir à souhait, et un véritable coup de cœur !
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