Fahrenheit 451 - Ray Bradbury

Récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur, au contraire de l'utopie !
Répondre
Avatar du membre
Valar Morghulis
Rat de bibliothèque
Messages : 4250
Inscrit le : 20 déc. 2012
Genre :

Message par Valar Morghulis » 19 mars 2014, 18:20

Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

Image

Résumé :
  • 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.
    Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.


Image 
Avatar du membre
Valar Morghulis
Rat de bibliothèque
Messages : 4250
Inscrit le : 20 déc. 2012
Genre :

Message par Valar Morghulis » 19 mars 2014, 18:22

Je suis surprise de voir qu'il n'y avait pas de fiche faite avant sur ce livre ^^

Je viens de le commencer alors qu'il était dans ma PAL depuis un bon moment, j'avais essayé l'été dernier mais je n'avais pas du tout accroché. Et là par contre j'adore ! Je n'ai pas beaucoup avancé dans l'histoire pour l'instant mais je trouve que la dimention littéraire est très intéressante et je me sens bien consernée par tout ça. Et je m'identifie aussi beaucoup à la fille ^^
Image 
Avatar du membre
Anaterya
Rat de bibliothèque
Messages : 2558
Inscrit le : 21 mars 2013

Message par Anaterya » 19 mars 2014, 19:31

J'avais aussi remarqué qu'il n'y avais pas de fiche sur le sujet, et j'attendais de le lire pour en faire une. Grillée :mrgreen:
Avatar du membre
Valar Morghulis
Rat de bibliothèque
Messages : 4250
Inscrit le : 20 déc. 2012
Genre :

Message par Valar Morghulis » 19 mars 2014, 20:55

Lis le maintenant ! On partagera nos avis au fil de la lecture :p
Image 
Avatar du membre
Anaterya
Rat de bibliothèque
Messages : 2558
Inscrit le : 21 mars 2013

Message par Anaterya » 19 mars 2014, 20:56

J'ai entamé Les derniers hommes, il va devoir attendre un peu ^^
Avatar du membre
327e
Modératrice
Messages : 3148
Inscrit le : 02 mars 2013

Message par 327e » 20 mars 2014, 11:46

J'ai lu ce livre il y a un bout de temps déjà, et je me souvient que je n'avais pas accroché plus que ça. Mais je ne saurais plus dire pourquoi, il me reste que de vague souvenir   :roll:  
Le secret de la liberté c'est la librairie. Bernard Werber

Clic sur l'icône !
Image
Avatar du membre
Ryuuchan
Assidu
Messages : 397
Inscrit le : 20 déc. 2012

Message par Ryuuchan » 21 mars 2014, 13:15

Lu. A cause d'un bouquin jeunesse excellent, qui y fait référence (et que je conseille, aux grands comme aux plus jeunes) : Virus L.I.V.3 ou la mort des livres, de Christian Grenier.

Le livre a certes un peu vieilli, dans son style aussi bien que dans son contenu, mais j'en garde un très bon souvenir, d'un livre qui fait réfléchir sur l'intérêt des livres et sur une société qui ne se parle plus, qui vit dans le virtuel. Mes souvenirs restent flous cependant, ma lecture remonte. Il faudrait que je le relise pour voir ce que j'en pense maintenant que j'ai "vieilli" ^-^

Je conseille également l'adaptation du livre par Truffaut, que j'avais aussi beaucoup aimée.
Avatar du membre
Valar Morghulis
Rat de bibliothèque
Messages : 4250
Inscrit le : 20 déc. 2012
Genre :

Message par Valar Morghulis » 23 mars 2014, 22:19

Terminé !

Je trouve au contraire Ryuu qu'il n'a pas vieillit ! L'histoire pourrait s'être passée il y a 5 ans tout comme dans 10 ans ! Et personnellement j'ai tout de suite accroché et je me suis sentie concernée par toute la réflexion qu'il dégage. J'ai adoré :)
Image 
Avatar du membre
Anaterya
Rat de bibliothèque
Messages : 2558
Inscrit le : 21 mars 2013

Message par Anaterya » 30 mars 2014, 20:29

Terminé, et puisque j'en ai fait la chronique sur mon blog, je vous la copie ici ^^


Bien évidemment, et comme presque tout le monde à mon avis, je connaissais déjà les grandes lignes du roman, le pompier chargé de brûler les livres que désormais plus personne ne doit lire qui passe de l'autre côté et devient un criminel. Mais je ne savais pas de quelle façon l'histoire se terminait, ni surtout de quelle façon elle allait être menée, et ma lecture se présentait comme la rencontre entre la réalité du livre du Bradbury et mes attentes, tout ce que j'avais pu anticiper et imaginer.

La première chose qui m'a marquée lors de ma lecture, c'est le style de Bradbury ; je l'ai trouvé haché, avec peu de liaisons d'une scène à l'autre, très peu de présentation des lieux, des personnages, des situations, mais en même temps beau, avec des images étonnantes et évocatrices. Il a indéniablement un style propre, auquel je me suis très vite habituée, et plaisant à lire. En ce qui concerne le récit lui-même, j'ai aimé le fait qu'il n'y ait pas trop d'action, qu'on suive avant tout le cheminement personnel de Montag, et que le danger reste vraiment distant et totalement impersonnel. Ça donne une grande impression de solitude, qui est amplifiée par la personnalité de la femme de Montag. Et cette solitude m'a bien plus marquée que celle ressentie dans 1984 car là où elle était organisée par le Parti, elle est ici insidieuse, impalpable, diffuse, et, à mon sens, bien plus efficace. L'évolution ayant mené à l'interdiction des livres m'a particulièrement dérangée car j'ai l'impression que c'est ce qu'il se passe (peut-être pas à la même échelle, mais tout de même) à l'heure actuelle, et je trouve que la réflexion de Bradbury n'en a que plus d'actualité. J'ai également beaucoup aimé le comportement de Montag car il est très humain, désemparé devant ce qui se passe, devant ce qui lui arrive, ne sachant pas vraiment de quelle façon agir, emporté par ses émotions ; il n'a que sa fascination pour les livres pour se dresser contre la loi, rien d'autre. Quant à la fin du roman, qui baigne dans la même atmosphère que le reste de l'histoire, je l'ai trouvée assez mystique, mais, alors que cela aurait pu me rebuter, ça m'a remplie d'espoir parce que ça m'a parlée.

Un classique, donc, et qui a mon sens le mérite par sa qualité, son actualité, et sa force évocatrice.
Avatar du membre
Kasseul
Passionné
Messages : 1473
Inscrit le : 07 févr. 2013

Message par Kasseul » 17 nov. 2014, 18:57

Après lecture, je suis assez mitigée ...
Le style est assez haché, comme l'a dit Anaterya, et parfois, j'avais un peu du mal à suivre Bradbury dans son histoire ...
J'ai bien aimé les personnages, Montag très humain, Millie humaine également et représentant bien notre société actuelle.
L'histoire est bien, assez poétique, je trouve, et tragique en même temps. J'ai bien aimé.
Avatar du membre
Tango's
Bavard
Messages : 115
Inscrit le : 04 nov. 2014

Message par Tango's » 18 nov. 2014, 16:33

Autant le thème est intéressant autant la narration m'a laissé en demi-teinte. Beaucoup considère Ray Bradbury comme l'un des plus grands écrivains. Pourtant, je n'ai pas accroché. J'avais déjà eu du mal avec "Les machines à bonheur". J'ai lu celui-là histoire de dire : "J'ai lu un classique".
J'ai bien aimé le chien robot.
Histoire qui prend certainement tout son sens en VO. Je pense notamment ce que nous appelons pompier, eux les nomme Fireman soit l'homme du feu.
Par contre, j'ai bien aimé la métamorphose, la prise de conscience de Montag. Sur l'ensemble, je dois dire qu'il est bien travaillé, même si je n'ai pas accroché au style "Bradbury".
Avatar du membre
Kasseul
Passionné
Messages : 1473
Inscrit le : 07 févr. 2013

Message par Kasseul » 18 nov. 2014, 18:25

J'ai eu un peu de mal avec le style aussi. Ca se lit mais je n'ai pas trop accroché au style.
Avatar du membre
ML
Assidu
Messages : 323
Inscrit le : 09 déc. 2013

Message par ML » 18 nov. 2014, 21:03

Je l'ai lu quand j'étais gamine (en sixième je crois). J'avais fait une crise à ma mère pour qu'elle me l'achète. J'étais trop jeune, j'avais rien compris au livre. Peut-être que je retenterai un jour.
Avatar du membre
Anaterya
Rat de bibliothèque
Messages : 2558
Inscrit le : 21 mars 2013

Message par Anaterya » 18 nov. 2014, 23:10

C'est sûr que c'est un livre pour lequel il faut une certaine maturité en raison du message qu'il veut faire passer ^^
Avatar du membre
Agenor
Administrateur
Messages : 6687
Inscrit le : 12 déc. 2012
Localisation : Grand Est !
Genre :
Âge : 28

Message par Agenor » 03 août 2015, 19:27

Je l'ai terminé la semaine dernière et j'en sors mitigé :blink: Je ne saurais dire si j'ai aimé ou non, j'ai vraiment eu du mal à entrer dans l'histoire. J'ai aussi trouvé que le style avait franchement vieillit, pourtant le thème est intéressant mais je sais pas, j'avais peut-être envie de lire quelque chose où la narration est plus impliquée :)

Par contre à la fin de mon édition (Denoël il y a quelques décennies vu l'état du livre xD), j'ai deux nouvelles qui n'ont rien à voir avec Fahrenheit : L'aire de jeux et une autre dont je ne me souviens plus du titre. Il n'y a pas de séparation entre le roman et les deux nouvelles, c'est comme si c'était une nouvelle partie, alors j'ai eu du mal à saisir le lien avant de me dire que ça devait sûrement être une nouvelle à part (confirmé par Anaterya le lendemain xD)
Avatar du membre
zitambuli
Timide
Messages : 21
Inscrit le : 06 avr. 2017

Message par zitambuli » 11 avr. 2017, 11:37

Tout le contraire de "la zone du dehors" et ses longs discours indigestes et explications qui n'en finissent jamais de finir (ou de commencer ?), et qui laissent finalement peu de place au lecteur.

Ici on dénonce tout autant la société, la crainte de l'esprit critique, de la culture, du débat, de la mélancolie, la toute puissance des médias et l'abrutissement des foules par les réseaux sociaux... mais sans en faire des caisses.

J'ai adoré et l'offre à tout le monde...
Avatar du membre
Graceling
Modératrice
Messages : 1374
Inscrit le : 01 avr. 2017
Genre :

Message par Graceling » 09 mai 2017, 20:41

J'ai lu pas mal de Bradbury il y a pas mal de temps. Celui ci je ne sais plus du coup je l'ai réemprunté et je l'attaque après celui que je lis tout de suite...
Avatar du membre
Graceling
Modératrice
Messages : 1374
Inscrit le : 01 avr. 2017
Genre :

Message par Graceling » 25 juin 2017, 17:53

Ca y est, fahrenheit 451 terminé.

Je connais bien Bradbury et je n'ai jamais trouvé que son écriture était "hachée". Idem pour celui-ci, son écriture me plaît.
L'histoire est intéressante pour qui aime les livres, la société décrite est on ne peut plus actuelle, je suis rentrée rapidement dans l'histoire et me suis bien attachée aux personnages.
Par contre je n'ai pas du tout accroché au discours du capitaine Beatty pour expliquer pourquoi ils brulent les livres (ou alors j'ai pas tout compris :) ) et je n'ai pas tellement aimé la fin non plus.
Mais au final contente de l'avoir découvert.
Avatar du membre
Valar Morghulis
Rat de bibliothèque
Messages : 4250
Inscrit le : 20 déc. 2012
Genre :

Message par Valar Morghulis » 16 juil. 2017, 10:29

Graceling a écrit : Par contre je n'ai pas du tout accroché au discours du capitaine Beatty pour expliquer pourquoi ils brulent les livres (ou alors j'ai pas tout compris :) )

Je l'ai lu il y a quelques années... je n'ai aucun souvenir de ce discours !! Il dit quoi déjà ?? ^^
Image 
Avatar du membre
Enorah
Assidu
Messages : 216
Inscrit le : 25 oct. 2017

Message par Enorah » 27 oct. 2017, 21:44

Je l'ai lu il y a déjà quelques temps déjà et j'avais été vraiment déçue vu tout le bien que j'en entendais. Je rejoins clairement les avis concernant le style assez hermétique de Bradbury qui est assez rude à apprivoiser si l'on peut dire ça comme ça. Comme mes souvenirs sont un peu vagues (la bonne mémoire n'étant malheureusement pas une de mes qualités premières), je me permet de remmettre ici la critique que j'en avais faite à l'époque:

Depuis des années que ce livre traîne dans ma liste de lecture, je m’y suis enfin mise !
(Parce que se réclamer fan de science-fiction et n’avoir pas lu les grands du genre, ça reste quand même moyen niveau crédibilité.)

Ce qui frappe en premier lieu, c’est le style de Bradbury. Un style riche, plein de métaphores qui, s’il rend le récit assez hermétique au premier abord et m’a empêchée de me plonger dans l’histoire immédiatement, devient tout de même appréciable au fil des pages.

En ce qui concerne l’intrigue, il est assez étonnant de voir à quel point l’auteur a su pointer juste dans ses prévisions quant à nos rapports à l’écran et aux technologies aujourd’hui, qui sont omniprésents dans notre quotidien. D'autre part, le nivellement par le bas dont résulte la destruction des livres dans l'histoire m'a vaguement rappelé celui pratiqué par les grandes chaînes généralistes de télévision aujourd'hui pour nous balancer des programmes aussi médiocres les uns que les autres, entre jeux pour la ménagère de cinquante ans et autres télé-réalités.

En revanche, j’ai vraiment eu du mal avec la dénonciation de l’auteur selon laquelle seuls les livres participent à l’émancipation de l’individu. Quid des œuvres d’art ? Du spectacle vivant ? Du cinéma ? De la musique ? J’ai d’ailleurs décroché un petit moment lors de ma lecture tellement cette position de l’auteur m’énervait. La faute cependant à un monde qui aurait tout gagné à être étoffé.

Et c’est d’ailleurs bien là que le bât blesse. Il y a un manque d’approfondissement flagrant de l’univers présenté (le sort réservé à d’autres pans de la culture par exemple, rapidement évoqué au détour d’une ligne mais guère plus, pour ne citer que ça) qui nuit grandement au récit et à la dénonciation que veut faire passer l’auteur. C’est dommage, surtout lorsqu’ il est question de dystopie.

Le personnage principal, Montag, enfin, est tellement fade qu’il ne présente aucun intérêt pour le lecteur, alors que l’auteur nous expose une panoplie de personnages secondaires intéressants. On citera par exemple Faber, personnage ambivalent qui m’a semblé infiniment plus sympathique que le personnage principal, mais surtout Clarisse, que l’on ne voit que brièvement mais qui apporte une touche de poésie au récit et aurait vraiment gagné à être développée.

En conclusion, bien que ce soit un classique, je dois avouer que le tout me laisse tout de même un peu sceptique, bien que la lecture ait été agréable.
Répondre